Stade Français vs Stade Rochelais (31-26)

Dimanche matin, une motivation se fait ressentir au réveil. C’est celle de se rendre à un match de rugby. Non pas la même motivation que le samedi matin pour jouer avec mon équipe, mais celle d’être spectateur, ou plutôt supporter. Effectivement, le Stade Rochelais alors leader, (avant le début de cette 7ème journée de Top 14) se déplace en terre parisienne pour affronter le Stade Français. Un match prévu un dimanche à 12h30 ! Quelle drôle d’idée. C’est en effet la faute au PSG, jouant au Parc des Princes la veille en même temps que la journée de Top 14. Priorité donc au PSG, même si j’aurai bien aimé voir les 2 publics se croiser.

Privé de nombreux joueurs blessés, le Stade Rochelais, leader, est devenu une attraction en ce début de saison de Top 14. Ambitieux, ils se préparent à affronter une équipe parisienne moins en forme et amputée de 2 de ses meilleurs éléments : Parisse et Plisson. C’est donc avec l’espoir d’assister à un match plus indécis que les saisons précédentes, que je me rends au Stade Jean Bouin.

En tribunes, arrivé avec une demi-heure d’avance, le public est encore peu présent (un dimanche midi, tu m’étonnes). J’aperçois néanmoins deux jeunes filles en cirés jaunes, assises à côté de ma place.  Des Parisiennes originaires de La Rochelle, tout comme moi et donc supportrices du Stade Rochelais comme le laissait présager la couleur de leurs tenues et qui étaient là depuis l’ouverture des portes du stade (motivées les filles !). Le stade se remplit au fur et à mesure, pour atteindre une affluence supérieure à 10 000 spectateurs, quand même. On peut éventuellement le justifier par la venue du leader. L’avant-match s’anime avec les pom-pom girls, les canons à t-shirts et les dance & kiss cams. Bienvenue au Stade Français !

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Le match commence  plutôt bien pour les Rochelais qui prennent sereinement l’avantage au score avec 2 pénalités inscrites par Brock James. Entre-temps, l’ailier parisien Waisea se rend coupable d’une percussion d’un Rochelais en l’air. Carton jaune. Mais ce carton a finalement relancé les Parisiens dans la partie, marquant un essai en infériorité numérique. A partir de ce moment-là, le Stade Français prit le dessus dans le match et inscrit un deuxième essai (litigieux) juste avant la pause, tout en se ratant sur plusieurs occasions franches.

Au retour des vestiaires, l’ensemble des avants remplaçants rochelais font leur entrée sur la pelouse, suivis quelques minutes plus tard par les 3/4. Cela n’est pas suffisant, puisque les Parisiens continuent de dominer la partie et inscrivent 2 autres essais, tandis que Brock James rate plusieurs pénalités et son match tout simplement. Les Rochelais pointent même à 19 points de retard à la 66ème minute, quand Arthur Retière inscrit un essai de demi de mêlée pour le Stade Rochelais, transformé par James. Le match est-il relancé ? Pourquoi pas. Surtout que 5 minutes plus tard, le talonneur Jérémie Maurouard marque à son tour sur un beau ballon porté. Un essai comme je les aime. Le match n’est pas fini, d’autant qu’avec la transformation, le Stade Rochelais n’est plus qu’à 5 points. Il reste moins de 10 minutes à jouer et les Parisiens sont une nouvelle fois en infériorité numérique. Les supporters rochelais poussent leur équipe. Ils peuvent le faire. Battre le Stade Français à Paris serait un message fort porté aux autres équipes et notamment au RC Toulon, prochain adversaire. Les joueurs parisiens ont peur, ils tentent de déstabiliser les joueurs rochelais en provoquant une bagarre. Finalement, cet essai tant espéré n’a pas eu lieu. Ce n’est pas faute d’avoir tenté, en campant dans les 22 mètres parisiens mais sans succès.

Les joueurs du Stade Rochelais s’inclinent donc sur le score de 31 à 26 face au Stade Français. Ils repartent tout de même avec un précieux point de bonus défensif. C’est tout de même la 1ère fois que je vois le Stade Rochelais obtenir un point de bonus défensif à l’extérieur, que ce soit face au Stade Français ou face au Racing.

Je suis parti du Stade Jean Bouin avec la sensation d’avoir vu un match agréable. Avec des essais, du suspens jusqu’au bout, de la frustration, mais avec un point de bonus défensif tout de même. Un Brock James dont on attend beaucoup plus. Une absence de sifflets du public parisien appréciable lors des tentatives de pénalités et transformations rochelaises. Et puis un gobelet aux couleurs du Stade Français.

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