Racing 92 vs Stade Rochelais (15-38)

Le samedi c’est rugby. Après l’entrainement du matin, les 2 matches du Tournoi des 6 Nations de l’après-midi, cette rencontre entre le Racing 92 et le Stade Rochelais était l’occasion de finir cette belle journée en beauté.

Sur une dynamique impressionnante après leur victoire à Toulouse, les Rochelais, leaders, se déplaçaient sur les terres des champions de France en titre, invaincus à domicile cette saison. Une très belle affiche en perspective pour cette 20ème journée de Top 14. N’ayant jamais vu le Stade Rochelais s’imposer en terre francilienne, ce match était l’occasion idéale, tant les Rochelais sont impressionnants cette saison, même à l’extérieur.

Dans le stade, très bien rempli, beaucoup de Rochelais. Je n’en ai jamais vu autant ici. Beaucoup de jaune dans les tribunes. Des drapeaux, maillots, t-shirts, écharpes, bonnets, foulards et même des cirés jaunes. Moi-même, j’avais prévu le t-shirt, le drapeau et les chaussettes. Le groupe d’enfants assez énervants à ma gauche et le speaker du stade toujours impartial ont beau s’acharner, les chants rochelais se font davantage entendre.

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Sur le terrain, ce match était l’occasion pour moi de voir jouer Dan Carter, finalement décevant. Côté rochelais, deux petits nouveaux faisaient leur apparition, la recrue fidjienne Savenaca Rawaca qui avait participé aux derniers JO et l’espoir Jean-Victor Goillot, que je ne connaissais pas du tout et qui n’a pas même pas eu le droit à sa photo lors de la composition des équipes. D’ailleurs, pour les compos d’équipes diffusées dans le stade, il faudrait expliquer au Racing que le Stade Rochelais a changé de logo, mais bon.

Le match commence. Et malgré une pénalité rapidement concédée par La Rochelle et inscrite par Carter, je sens les Rochelais plus conquérants dans cette entame de match. Cela se concrétise par une égalisation et 2 essais marqués assez rapidement. Déjà 15 à 3 au bout de 20 minutes de jeu. Les Rochelais maîtrisent le match mais se font surprendre à quelques minutes de la mi-temps par un essai ciel et blanc. Mais les Rochelais beaucoup plus en vue dans ce match vont faire le forcing et finalement inscrire un nouvel essai sur une magnifique passe de Januarie que réceptionne Roudil en bout de ligne. Le score à la mi-temps est de 22 à 8. Les jaunes et noirs sont vraiment impressionnants de maîtrise et sans complexe. Avec ce 3ème essai rochelais juste avant la mi-temps, je sens les supporters du Racing un peu dépités autour de moi, notamment Jonathan vêtu de son beau maillot ciel et blanc.

De retour des vestiaires, les Rochelais sont toujours aussi incisifs. Il n’y a plus de respect, même chez le champion en titre. Dans l’animation offensive, la défense, les Rochelais sont nettement au-dessus. Ils éprouvent néanmoins quelques difficultés en touche, d’habitude point fort rochelais. Et c’est justement sur une touche que Nakarawa parvient à marquer le 2ème essai du Racing après l’heure de jeu. Mais l’issue du match est déjà pliée depuis un moment. Les Racingmen n’ont que très peu existé dans cette partie. Le second essai de Roudil à la dernière minute du match vient parachever cette nette domination jaune et noire. Le score final est de 38 à 15. A ce moment-là avec tous ces essais marqués et ceux refusés, je suis un peu perdu pour savoir si la victoire est bonifiée ou pas. Qu’importe, la victoire est là et bien là, et c’est l’essentiel.

Un nouveau succès marquent pour les Rochelais, tant sur le niveau de jeu pratiqué que sur le fait de gagner chez le dernier vainqueur du bouclier de Brennus. Quelle démonstration ! Quel régal de voir jouer cette équipe ! Un jeu offensif, fluide, avec un soutient permanent, un jeu simple mais efficace. Une attitude décomplexée sur le terrain, que ce soit à domicile comme à l’extérieur. Même si la tâche semblait compliquée, je n’ai jamais douté de la victoire dès la 20ème minute du match après les 2 premiers essais inscrits. Une maîtrise impressionnante pendant tout le match. Cette victoire est tout de même la 10ème consécutive toutes compétitions confondues. Une dynamique de futur champion ? Ne nous emballons pas, mais force est de constater qu’il sera très difficile de battre les Rochelais cette saison. Seule déception, celle de ne pas avoir pu saluer les joueurs sur la pelouse à l’issue du match, comme cela était possible les années précédentes.

Deux jours après ce match, le Racing et le Stade Français ont annoncé leur fusion. En rachetant fusionnant avec le Stade Français, le Racing n’apparaîtra désormais plus sous ce nom et ses couleurs.  Quant à Mahout, la mascotte, je crains le pire. Et au-delà de toutes les critiques légitimes concernant cette fusion, il y en a une qu’il ne faut pas oublier : il n’y aura désormais plus qu’une seule occasion de voir le Stade Rochelais en région parisienne et ça, c’est une raison suffisante de ne pas cautionner cette fusion.

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