Stade Rochelais vs Union Bordeaux-Bègles (14-19)

Lundi 10 août, La Rochelle, je réserve ma place en covoiturage direction Paris. Quand partir, jeudi soir ou vendredi matin? Le choix se porte sur vendredi. Le lendemain, j’apprends que le Stade Rochelais accueille à Marcel Deflandre l’Union Bordeaux-Bègles pour un match de préparation, jeudi soir, la veille de mon retour à Paris. C’est le destin, l’occasion de prendre une dernière dose rochelaise avant de partir.

Pour les joueurs, la venue des Bordelais, après la défaite face aux Brivistes, devait permettre aux jaunes et noirs de se rassurer à un peu plus d’une semaine de la reprise du Top 14. Ce match fut également l’occasion de rendre un hommage à Nicolas Djebaili, 3ème ligne jeune retraité avec son jubilé en lever de rideau. Malheureusement je ne suis pas arrivé au stade suffisamment tôt, mais un hommage lui a été également rendu à la mi-temps avec une remise d’une médaille d’honneur de la ville par le maire.

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Pour ce dernier match de préparation, j’ai pu découvrir la tribune Jackson pour la 1ère fois. Très bonne impression, on y voit très bien. J’ai pu également découvrir, comme les autres spectateurs présents, les nouvelles recrues à l’oeuvre. Un recrutement intéressant, alliant joueurs expérimentés et jeunes prometteurs, joueurs issus du Top 14 et étrangers. Certains se sont montrés à l’aise dans ce match, comme Januarie à la mêlée avec son envie d’aller de l’avant, Holmes à l’ouverture et son jeu de pied intéressant ou Raikuna à l’aile, qui malgré peu de ballons à exploiter, a tout de même montré ses aptitudes au niveau de ses appuis et de sa vitesse. De bon augure pour cette saison.

Mais cela n’a pas suffit. Même si les jaunes et noirs se sont montrés entreprenants dans le jeu, le réalisme bordelais et leur maîtrise en mêlée et en touche leur ont permis de l’emporter 19 à 14. Deux essais inscrits sur deux incursions dans les 22 mètres en 1ère mi-temps, puis un essai entaché d’un écran en 2ème mi-temps. Côté rochelais, Herry sauve l’honneur avec un essai en 2ème période. Un 2ème essai rochelais aurait pu être logiquement accordé si l’arbitre avait laissé l’avantage suite à un en-avant bordelais dans l’en-but.

A noter dans ce match et plus précisément en seconde mi-temps, une période assez troublante pendant laquelle le Stade Rochelais a joué volontairement avec seulement 13 joueurs pendant plusieurs minutes, puis 14. Après un moment d’incompréhension dans la tribune, je me suis dit que c’était peut-être une façon de préparer les périodes d’infériorité numérique beaucoup trop nombreuses les saisons précédentes.

Bref, ce fut une défaite amère, peu rassurante avant ce début de saison, mais j’ai tout de même beaucoup apprécié avoir vu ce match juste avant de repartir sur Paris.

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Stade Français vs Racing Métro 92 (38-15)

Huit mois après mon 1er match dans ce nouveau stade Jean Bouin, me voilà de retour pour le match de barrage opposant le Stade Français , 4ème au classement, au Racing Métro 92, 5ème. Je ne pensais pas avoir l’occasion  d’assister à un nouveau match de Top 14 cette saison, mais c’est grâce à un concours sur Twitter, organisé par Les Opticiens Mutualistes (merci à eux), que j’ai eu le bonheur de gagner 2 places, la veille du match. Une agréable surprise. Des billets en catégorie 3, pas mal, même si nous étions placés au niveau de l’en-but.

C’est la 1ère fois que j’allais vivre un derby francilien. Etant alto-séquanais d’adoption, je m’apprêtais à supporter logiquement le Racing Métro 92, bien que le Stade Français me semblait mieux armé pour cette rencontre. De toute façon, mon pote m’attendais devant l’entrée du stade, arborant un t-shirt du Racing, avec 2 drapeaux récupérés à la sortie du métro. Néanmoins, en entrant dans le stade, j’ai découvert un drapeau du Stade Français, placé sur mon siège. Cette tentative de corruption n’a pas réussi à me convaincre, même si pendant le match, j’agitais les drapeaux des 2 équipes par intermittence selon les points marqués, par pur opportunisme.

Me voici prêt pour suivre ce match, 2 drapeaux et une bière dans les mains, et affligé par le spectacle grotesque des pom pom girls, tentant d’animer un stade étonnement plein, en attendant les vrais protagonistes de ce match.

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Le match débuta enfin, qui plus est, sur de bonnes bases, avec une bagarre générale au bout d’une minute, suivie d’un essai invalidé trois minutes plus tard. Le Stade Français confirma sa bonne entame de match, en inscrivant à la 8ème minute un essai par l’intermédiaire de son fidjien Waisea Nayacalevu Vuidravuwalu le bien nommé.

Je fus impressionné par le niveau de jeu des joueurs parisiens, confirmé quelques minutes avant la mi-temps par un essai de pénalité. Que ce soit en mêlée ou en touche, les Racingmen n’ont pas existé dans ce match et surtout en 1ère période. Cependant, un essai de Machenaud transformé par Sexton en toute fin de 1ère mi-temps maintint en vie le Racing dans ce match, avec un score de 17 à 7 pour les locaux à la mi-temps.

La 2ème mi-temps s’équilibra entre les 2 équipes, en tout cas dans les intentions de jeu. On notera par exemple l’essai de Roberts pour le Racing. Mais finalement, les Stadistes, dominateurs dans tous les secteurs de jeu, l’emporta logiquement sur un score sans appel de 38 à 15. Le bonhomme du match, Morné Steyn, d’habitude remplaçant de luxe de Plisson, a été excellent, avec 28 points inscrits, soit 8 pénalités et 2 transformations avec un taux de réussite au pied de 100%.

Côté ambiance, j’ai aimé l’ovation du public à l’entrée en jeu de Pascal Papé. On aime ou on n’aime pas le joueur, on sent qu’il y a un profond respect du public parisien pour ce joueur, pour ce qu’il a apporté au club et au rugby français en général. J’ai aimé le chambrage des supporters parisiens avec le « et 1, et 2, et 3-0 » pour rappeler que cette saison, le Stade Français s’est imposé 3 fois contre son rival francilien. Par contre, j’ai moins aimé les olas dans le stade en 2ème mi-temps et surtout les sifflets à destination des supporters moins motivés par cette pratique que je trouve insignifiante. Quel est l’intérêt de s’enthousiasmer sur des gesticulations de supporters, alors que le spectacle est sur le terrain?

Il faut souligner également l’initiative étrange du président Lorenzetti dans les dernières minutes du match, escaladant la tribune des supporters Racingmen, pour sûrement s’excuser ou en tout cas les saluer en personne. On a été assez surpris dans le stade de le voir ainsi.

Pour finir, je retiendrai la qualification pas si anodine que ça du Stade Français pour les demies puisque cela n’était plus arrivé depuis 2009. Le dernier match, probablement, de joueurs majeurs comme Sexton et Roberts sous le maillot d’un club français. Et puis, finalement, je n’avais pas à me plaindre de ma place dans le stade, puisque nous avons eu la chance d’être idéalement placés pour apprécier 3 des 4 essais du match (à revoir ici).

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Stade Rochelais vs FC Grenoble (19-15)

De retour à La Rochelle pour les fêtes, le Père Noël a apporté au pied du sapin des places pour le match face à Grenoble. Cela faisait 3 ans et demi que je n’étais pas revenu dans ce stade, soit lors de la dernière journée de Top 14 2011. Depuis, le stade s’est doté d’une nouvelle tribune avec une capacité actuelle de 15000 places.

Une semaine après le match face au Racing, j’ai donc enchaîné sur ce match dans une ambiance totalement différente que celle de Colombes. Un stade aussi grand, mais 2 fois mieux rempli. Pour La Rochelle, la réception de Grenoble fut l’occasion de finir l’année en beauté et surtout de retrouver goût à la victoire, 2 mois sans avoir gagné et d’aborder le prochain déplacement à Castres de manière plus sereine.

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Résultat, un match bien maîtrisé, avec un Stade Rochelais dominateur, mais qui n’a pas su concrétiser tous les temps forts. Comme l’a déclaré Collazo: « On a manqué d’un peu de réalisme mais j’ai vu ce soir les signes d’une équipe qui grandit et qui s’enlève des complexes. » Effectivement, un seul essai fut marqué, à la 23ème minute par Eaton entre les poteaux, suite à une pénalité jouée rapidement dans les 22 mètres maritimes. Un seul essai, malgré 2 « essais » non validés par l’arbitre, logiquement ou pas.

Une équipe de La Rochelle jamais vraiment inquiétée dans ce match, si ce n’est en fin de partie où l’écart de 4 points seulement et les assauts grenoblois ont rendus cette fin de match tendue.

A noter le 5 sur 5 de Wisniewski au pied, confirmant son statut de meilleur réalisateur du Top 14, ainsi que l’absence de carton dans ce match, fait rare pour être souligné, les Maritimes étant souvent sanctionnés (19 cartons depuis le début de saison), même si les Grenoblois en auraient mérité objectivement 2.

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Racing Metro 92 vs Stade Rochelais (27-8)

Près de 2 mois après la défaite du Stade Rochelais sur le terrain du Stade Français, c’est à un autre déplacement des Rochelais auquel j’ai assisté. Un déplacement tout aussi difficile que celui à Jean Bouin, même si la victoire récente d’Oyonnax sur la pelouse du Racing       pouvait laisser espérer  un résultat.

C’est avec un ami, supporter du Racing que j’ai assisté au match en pesage. Je conseille vivement les pesages pour les matchs au stade Yves du Manoir. Le stade étant souvent à moitié vide (sauf éventuellement pour les grandes affiches), les stadiers permettent à ceux qui le souhaitent de prendre place en tribunes une fois le match commencé. J’ai cependant préféré rester en pesage pour être au plus près de l’action et notamment des éventuels essais.

Depuis le dernier match auquel j’ai assisté dans ce stade, un écran géant a été installé, juste derrière les spectateurs en pesage. Pas très pratique, nous étions obligé de nous retourner à chaque fois, mais bon. C’est sur cet écran qu’a notamment été diffusée la déclaration de Dan Carter, futur recrue du club. La vidéo a été diffusée 3 ou 4 fois (avant, après le match et à la pause). Ils en sont fiers et le montre.

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Concernant le match en lui-même, les Rochelais ont ouvert le score sur une pénalité de Fortassin assez rapidement, avant d’encaisser un essai du capitaine du Racing, Szarzewski (19è). Le score à la mi-temps fut de 10-3 en faveur des Racingmen. Rien n’est joué à ce moment-là. Les Rochelais restent au contact et résistent face à la domination adverse.

En 2ème période, nous fûmes parfaitement placés pour voir les 2 essais marqués par les ciels et blancs juste à quelques mètres en face de nous (Dulin 60è et Audrin 62è). Barraque sauva l’honneur côté rochelais en inscrivant un essai de 80 mètres suite à un ballon perdu à 10 minutes de la fin. Un essai privant les hôtes du bonus offensif. D’ailleurs on me voit dans la vidéo au moment du ralenti de l’essai tentant de prendre une photo. La fin du match fut tendue avec des assauts répétés des joueurs du Racing juste en face de nous pour tenter d’inscrire l’essai du bonus, en vain.

Malgré la défaite, ce fut un match plaisant à voir, intense jusqu’à la fin, avec des essais inscrits juste en face de moi. Côté rochelais, pas de surprise, une défaite assez lourde malgré de l’envie, et le quota habituel côté cartons jaunes avec 2 cartons pour Botia (son 5ème de la saison, bravo) et Berger. A noter que les Rochelais dominent ce classement avec 19 cartons jaunes reçus depuis le début de la saison (19 en 13 matchs!).

Un merci aux stadiers, pour nous avoir prêté des parapluies en 2ème mi-temps. Merci à la mascotte, pour le selfie. Et surtout merci aux joueurs pour leur prestation et également leur disponibilité après le match. Cela concerne surtout les Rochelais car les Racingmen bien que vainqueurs et devant leur public, ne se sont pas éternisés sur la pelouse, moins que les joueurs rochelais dont j’ai pu saluer certains et même me faire prendre en photo avec Eaton et Djebaili, chose beaucoup plus aisé que lors des matchs à Deflandre. Par contre, je ne remercie pas le speaker du match, très partisan et même irrespectueux envers les Rochelais. Je n’ai pas aimé le ton condescendant avec lequel il annonçait le score des Rochelais et les changements.

Rendez-vous dimanche, avec la réception de Grenoble, dans un stade avec 2 fois plus de supporters, l’ambiance qui va avec et espérons-le une victoire.

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Stade Français vs Stade Rochelais (43-10)

1 an et 4 mois après, je retrouve enfin le plaisir d’assister à un match de rugby professionnel. Depuis la finale du championnat d’Angleterre 2013, je n’avais pas eu l’opportunité de revivre un match de rugby dans un stade. Mais la remontée du Stade Rochelais en Top 14 et leur venue à Paris était l’occasion parfaite pour retrouver l’ambiance d’un match de rugby et de partager ce moment avec mes amis, tout en découvrant pour la 1ère fois ce nouveau stade Jean Bouin.

L’affiche pouvait paraître déséquilibrée au vue des bonnes performances parisiennes dans ce début de Top 14, mais néanmoins attractive grâce aux velléités offensives rochelaises, même à l’extérieur. Un match qui s’annonçait donc clairement offensif avec une équipe rochelaise qui possède certes la plus mauvaise défense du championnat avant ce match, mais également la 4ème meilleure attaque (devant son adversaire du jour) avec une moyenne de 25 points marqués par match. Le spectacle sera donc au rendez-vous avec de nombreux essais attendus.

Cet enthousiasme sera relativisé suite à l’annonce des compositions d’équipe faisant état de nombreux changements côté rochelais dont surtout le positionnement sur le banc de touche de l’emblématique capitaine Atonio. Le pilier, dont je me faisais une joie de découvrir pour la 1ère fois IRL sur un terrain, était probablement ménagé en vue du rassemblement à Marcoussis avec le XV de France prévu le lendemain du match.

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En ce qui concerne le contenu du match, le choix de la tribune Paris fut judicieux, puisqu’après 10 minutes de jeu, le Stade Français inscrivit son 1er essai du match, suivi par 3 autres essais marqués par les Parisiens en un peu plus de 20 minutes. 4 essais en une mi-temps, c’est beaucoup, mais nous avions eu la chance d’être du bon côté du terrain pour en “profiter” en tant que spectateurs. Le score à la mi-temps fut donc de 22 à 3, avec le bonus offensif déjà atteint pour le Stade Français. C’est sévère mais pas vraiment immérité tant la défense rochelaise fut dépassée, comme l’a souligné l’un de mes amis avec cette réplique: “Charentes-Poitou, ça rentre partout”.

Après un show de pom-pom girls (le Stade Français a besoin de ça pour motiver leur public), le 2ème période reprit avec rapidement, au bout de 5 minutes de jeu, 4 changements effectués côté rochelais, 4 avants dont notamment l’entrée en jeu du capitaine Uini Atonio. Je me dis que le match peut changer de physionomie et devenir plus intéressant. Bon, finalement, le Stade Français réussit à marquer 3 essais supplémentaires pour un total de 7 essais sur ce match. C’est une humiliation. Une défense très mauvaise, un manque de réalisme dans les actions offensives (comme d’habitude), alors que les Parisiens n’ont pas vraiment impressionnés dans ce match, mis à part un nombre importants de passes croisées. Je ne pense pas avoir vu le Stade Rochelais joué aussi mal de ma vie. Le carton jaune reçu par Atonio à 5 minutes de la fin (le 2ème côté rochelais dans ce match) ajoute encore plus de frustration.

Seul point positif, l’essai rochelais de Kevin Gourdon inscrit après la sirène, plein de détermination suite à une belle action collective. Un sursaut d’orgueil qui vient illustrer toute la fierté rochelaise. Cet essai, qui permet de finir sur une note moins douloureuse, conclut donc un match assez spectaculaire, avec 8 essais au total. Mes amis ont apprécié le spectacle, mais moi un peu moins.

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Leicester vs Northampton (37-17)

C’est dans le cadre d’un week-end à Londres avec mon équipe de rugby des Tempêtes que j’ai eu la chance d’assister à cette finale du championnat d’Angleterre. Une finale opposant 2 très belles équipes, les Tigers de Leicester pour leur 9ème finale consécutive et leurs nombreux internationaux face aux Saints de Northampton finaliste de la H-Cup en 2011. Ce match est également l’occasion de découvrir pour la 1ère fois le stade mythique de Twickenham.

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Arrivés plusieurs heures avant le match, nous nous dirigeâmes dès la sortie de la gare vers le bar le plus proche à la rencontre des supporters anglais. Imaginez une vingtaine de Français avec des bérets sur la tête dont un déguisé en grenouille, nous ne passions pas inaperçu, ni même dans le train nous amenant à Twickenham avec nos chants français. Sous un beau soleil et la fumée des hamburgers cuisants au barbecue juste devant le bar (un des meilleurs hamburgers que j’ai eu l’occasion de manger), il y a foule devant le bar qui avait prévu un comptoir en extérieur. Les supporters anglais, mélangés portent fièrement les couleurs de leur club ou alors des costumes notamment de super-héros ce qui permet à notre grenouille de se fondre facilement dans le décor finalement.
Quelques pintes, discussions et photos avec les supporters anglais, l’ambiance est conviviale. J’ai même pu débattre avec un supporter de Northampton à propos du salary cap anglais, du pillage des meilleurs joueurs d’Angleterre par le Top14 ou encore de l’importance de Johnny Wilkinson à Toulon.

L’heure du match approchant, c’est le moment de se diriger vers le stade. Le chemin pour y arriver est plus long que pour le Stade de France, mais plus sympathique en traversant un quartier résidentiel avec ses nombreux stands tenus par les résidents proposant des produits dérivés, différents types de nourritures et bien sûr de la bière. Un trajet plus convivial que celui du Stade de France.

Une fois arrivé, ce qui diffère avec le Stade de France, c’est que l’entrée se fait très simplement et très rapidement, par simple présentation du ticket (pas de scan ni même de tourniquet) et aucune fouille corporelle, ce qui paraît surprenant pour une enceinte aussi importante que celle de Twickenham et pour un événement comme celui-ci.

A l’intérieur, la sensation d’entrer pour la 1ère fois dans ce lieu mythique se fait ressentir. A peine plus grand que le Stade de France, mais construit en 1907, c’est un stade chargé d’histoire, qui a notamment vu le XV de France battre les All Blacks en demi-finales de la Coupe du Monde 1999 et dont la simple vue de ses sièges verts me permet de le reconnaître aisément derrière ma télé.

suite à venir

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France vs Samoa (22-14)

Deux semaines après la belle victoire face aux Wallabies, le XV de France fait son retour à St-Denis pour clôturer en beauté cette série de test-matchs. L’adversaire du jour, l’équipe des îles Samoa, réputée bien plus faible que celles de l’Australie et de l’Argentine, a montré de belles choses en dominant assez nettement il y a une semaine les Gallois à Cardiff sur le score de 26 à 19 (le score ne reflétant pas la nette domination samoane). Ce match au Stade de France s’avère alors être probablement, le plus difficile à négocier pour les Bleus.

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Mais avant cette rencontre, la fédé a eu la bonne idée (en plus de réduire le prix des places derrière les poteaux) de programmer en lever de rideau le match opposant l’équipe de France féminine à celle des Etats-Unis. Les 2 équipes se sont déjà rencontrées 3 jours auparavant à Orléans avec une victoire des Françaises sur le score de 13 à 0. Pour cette « revanche », je suis arrivé au stade en fin de 1ère mi-temps, mon match du matin ayant pris du retard. Je m’aperçois alors que les tribunes sont presque vides et que le 3ème étage du stade est même fermé. Je trouve dommage que les spectateurs ne se soient pas déplacés pour ce lever de rideau (diffusé également en direct sur France 4). Jouer au Stade de France doit être une véritable fête pour des joueurs ou joueuses et y jouer devant seulement quelques milliers de supporters doit être vraiment frustrant pour les joueuses. Heureusement que les enfants des écoles de rugby du coin, invités par la fédé étaient présents dès ce match pour mettre un peu d’ambiance. Côté terrain, les Bleues ont maîtrisé leur match sans être vraiment inquiétées, en tout cas en 2ème période. J’ai pu voir 2 essais marqués dont un collectif suite à une mêlée (voir photo). Les Françaises s’imposent donc 27 à 3 et ont pu profiter d’un tour d’honneur bien mérité devant un public certes peu nombreux mais enthousiaste, notamment les enfants.

Nous sommes à moins d’1h30 du coup d’envoi de France-Samoa et une question me taraude. Comment les 4 équipes présentes cet après-midi au Stade de France se sont-elles partagé les vestiaires ? Le stade ne comporte en effet que 2 vestiaires d’équipes et un vestiaire collectif prévu pour les compétitions d’athlétisme.

Le stade se remplit progressivement pour atteindre finalement une affluence de 36 500 spectateurs environ. Après les hymnes chantées a capella, les Samoans ont pu effectuer leur haka, le Siva Tau face à moi. L’entame de match, fut, à l’image du Siva Tau, assez engagé. Et dès la 4ème minute, un des joueurs samoan a dû sortir après un choc. Le ton est donné, il y aura du combat face aux joueurs du Pacifique. Du combat mais également du jeu, puisqu’à la 14ème minute sur une offensive samoane, Census Johnson, pourtant pilier, donne un petit coup de pied rasant vers son ailier qui semble être mis en touche mais réussi à transmettre à Lemi qui marque entre les poteaux. Essai transformé par Pisi et c’est la stupeur dans le stade. Heureusement, 5 minutes plus tard, Michalak contre son homologue Pisi sur un dégagement au pied et s’en va inscrire seul un essai entre les poteaux, qu’il transforme lui-même. Après une pénalité réussie par Morgan Parra, la France mène à la pause 10-7. Que ce fut compliqué, tant les Samoans ont montré de belles velléités offensives et de l’engagement.

De retour des vestiaires, au bout de 2 minutes de jeu, les Samoans pilonnent la ligne d’en-but et parviennent à marquer par l’intermédiaire du 2ème ligne Castrais Tekori. L’essai est validé après arbitrage vidéo et transformé. Le reste du match sera un duel de buteur largement à l’avantage de Michalak (élu talent d’or du match encore une fois) qui aura inscrit 19 des 22 points français.

Le score final de 22 à 14 reflète un match plutôt serré, bien plus qu’il n’y a 3 ans dans ce même stade où le XV de France l’avait emporté sur le score de 43 à 5. Mais si la France conclue cette tournée de test-matchs invaincue, c’est grâce à une solidité défensive et à l’indiscipline des joueurs Samoans. Des Samoans qui n’ont pas démérité, sans complexes, offensifs, souvent en surnombre dans les offensives sur les ailes (Fofana étant souvent mal placé) et qui ont été logiquement fortement applaudis lors de leur tour d’honneur d’après-match (après leur prière collective sur le terrain).

Certes, il y eut moins de spectacle que lors du match face aux Wallabies et moins que je ne l’espérais, mais l’essentiel était de gagner et de s’assurer de notre place parmi les 4 têtes de série lors du prochain tirage au sort de la Coupe du Monde 2015 en Angleterre.

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